Les jeunes et la mode de 1950 à nos jours en France.

Publié le par Alice et Emeline

Quelles tendances ? Quelles influences ?

« On loue ou on blâme la plupart des choses parce que 
c’est la mode de les louer ou de les blâmer »
François de la Rochefoucauld

« Il n’y a plus de mode, rien que des vêtements »
Karl Lagerfeld

« La mode est avant tout un art du changement »
John Galliano

« Il n’y a pas de mode si elle ne descend pas dans les rues »
Coco Chanel

Le mot « mode » provient du latin « modus » terme désignant la manière, les us et coutumes, l’habitude collective.
Au-delà d’un simple achat de vêtement la mode est un véritable révélateur social, reflet d’une société à un moment donné : une photographie sur laquelle il est intéressant de se pencher. Nous étudierons donc un premier temps les différents courants vestimentaires en France chez les jeunes depuis 1950.
Puis dans une seconde partie nous nous interrogerons sur l’influence du milieu social sur la tenue vestimentaire dans la société française actuelle.

I – Les différents courants vestimentaires chez les jeunes en France depuis 1950.

Depuis 1950, de nombreux styles vestimentaires sont apparus souvent liés à un contexte social particulier. Nous nous attacherons, dans cette première partie à inventorier les principaux courants de mode des années 50 à nos jours.

années 50

années 50

années 60

années 60

années 70

années 70

années 80

années 80

années 90

années 90

années 2000

années 2000

II – Le milieu social influence-t-il toujours la tenue vestimentaire ?

Les différents styles vestimentaires son souvent associés à des stéréotypes : 
Le BCBG est riche, le grunge est un marginal, et le gothique un pessimiste contrairement au hyppie. D’autres stéréotypes liés essentiellement à la classe sociale demeurent.
Ainsi le jeune issu d’une famille d’agriculteur dépensera peu pour s’habiller et préférera des habits confortables, «  qui ne craignent pas » la saleté. Pour le fils d’artisan, il faudra privilégier le vêtement cher qui durera mais il en achètera moins. Celui du commerçant achètera vite et en boutique. Celui du chef d’entreprise ou de profession libérale, en province, optera pour un luxe discret voire protocolaire par goût ou par obligation. Le jeune des cadres ou ingénieur portera un habillement de qualité en toutes circonstances. Et les jeunes de classe ouvrière s’habilleront dans des magasins bon marché.

Certes ces stéréotypes existent et ils sont confirmés par une étude chiffrée parue dans la série M des collections de l’INSEE. Mais cette étude a été publiée en 1984, elle date donc de 20 ans et depuis les choses ont bien changé. Le monde de la mode - du prêt-à-porter- et de plus en plus à la portée de tous et la notion de classes sociales s’atténue pour plusieurs raisons.

- L’offre de prêt à porter s’internationalise : de nouvelles marques françaises, espagnoles, américaines ou suédoises (Camaïeu, Mango, Zara, Gap ou H&M) proposent leurs produits sur tout le territoire français et même sur tous les continents. Cette mode accessible à tous est achetée par tous les jeunes quel que soit leur condition sociale.

- Mais cette offre est également accessible pour tous les jeunes urbains ou ruraux. En effet les vêtements peuvent être achetés ailleurs que dans les magasins l’offre internet se multiplie et le produit est livré à domicile.

- Dans une moindre mesure le luxe devient également accessible à tous et c’est sous la forme illégale de la contrefaçon que des jeunes portent T-shirts et casquettes Vuitton.

- Les médias jouent également un rôle important dans cette atténuation du critère social. La télévision, la publicité puis la presse (Glamour, ELLE) ont été les premiers à influencer un large public. Plus récemment, les « people », les célébrités ont joué ce rôle. A la télé, dans des émissions de télé réalité, les jeunes peuvent suivre leur style et éventuellement l’adopter.

- Enfin un nouveau phénomène est apparu récemment auquel la mode est très sensible «  les bloggeuses » : de jeunes femmes sentent les nouvelles tendances et mettent en ligne leurs trouvailles, leurs petits prix. Proche des jeunes, elles ont une influence qui risque de dépasser l’influence de certains magazines de mode trop éloignés de leur public.

Aujourd’hui encore la mode continue de révolutionner notre société en cassant les codes. 

 

Illustration réalisée par Pauline et Ysatis

Illustration réalisée par Pauline et Ysatis

Publié dans culture, société