Histoire et risques du tatouage

Publié le par Tifanie, Anastasia et Alicia

L'histoire du tatouage ...

Le tatouage chez les indigènes :

A l'origine, le tatouage était, pour les indigènes, un symbole d'appartenance à un peuple.

Le tatouage, emblème des marins :

Au XVIIIe siècle, il revient sur la peau des marins, ceux-ci se bardaient de tatouages, surtout sur les parties faibles telles que le cœur, et sur le bras, signe de puissance.

Histoire et risques du tatouage

→ Le marquage des prisonniers :

L’usage se propage alors en Occident et devient l’apanage des marginaux, notamment dans les prisons. Mais le tatouage n’a pas toujours été choisi et fut parfois imposé en guise de punition. Ex : dès l’Antiquité, les esclaves sont tatoués comme le bétail pour indiquer leur propriété. Ou lors de la Seconde Guerre Mondiale, ce sont les prisonniers du IIIe Reich, notamment les Juifs, qui sont tatoués de force avec des numéros permettant leur identification tout en appuyant leur déshumanisation.

→ Le phénomène "mauvais garçons" :

A partir des années 70, ce sont les "mauvais garçons", bikers, rockers ou punks, qui sont touchés par le phénomène de la pigmentation de l’épiderme. Cette population marginale à donc choisit d’en faire un signe de rébellion et de protestation.

→ Le phénomène de mode artistique et populaire :

C’est au cours des années 90 que le tatouage devient finalement un phénomène de mode, revêtant une dimension plus esthétique. On passera de 15 boutiques en France au début des années 80 à plus de 2000 aujourd’hui. Au fil des siècles, le tatouage est devenu tendance. Si sa pratique et sa symbolique ont considérablement évolué, la raison pour laquelle on choisit d’être tatoué reste sensiblement la même : se démarquer par une démarche artistique.

Histoire et risques du tatouage

Les risques à connaître avant de faire un tatouage :

Le risque infectieux (lié aux outils perçant la peau, aux encres et à l'hygiène) :

L'utilisation d'un même instrument sur plus d'une personne sans être parfaitement stérilisé, stocké, protégé et correctement manipulé ; la traversée d'une peau mal désinfectée ; l’utilisation d'encres contenant des microbes, ou de flacon contaminé (ou sans date de péremption) ; l'utilisation d'encre stérile, mais secondairement contaminée, par exemple dans la capsule de plastique où elle est préparée, capsule généralement neuve et à usage unique, mais pas toujours stérilisée..

Le risque toxique/allergique (lié aux pigments et solvants des encres de tatouage) :

  • L'infections bactérienne : Après le tatouage, le médecin peut aussi avoir à traiter : un impétigo, un érysipèle, des furoncles,un ecthyma, une cellulite (à ne pas confondre avec les capitons gras qui peuvent exister sous la peau ; elle peut conduire à la mort), des abcès, une arthrite septique, une infection par des mycobactéries, une syphilis, tétanos, co-infection...
  • L’infection par un champignon parasite de la peau, parasitoses : zygomycoses, zygomycoses, leishmaniose, sporotrichose, coccidioïdomycose...)
  • L'infection virale ; → dans certains cas, le virus n’attaque que la peau : transmissions de verrue dues au Papillomavirus humain ou HPV molluscum contagiosum, herpes simplex, rubéole, vaccine...
  • Dans d'autres cas, l'infection virale est « systémique » (c'est-à-dire touche tout l'organisme) comme avec le VIH du Sida, l'hépatite B ou l'hépatite C
  • Réactions inflammatoires : Les pigments et solvants ou additifs introduits dans la peau par les aiguilles sont perçu comme des corps étrangers par le système immunitaire. Il s'ensuit naturellement et normalement une réaction inflammatoire
  • Réaction allergique : Inflammation granulomateuse, réactions lichenoïdes, Une hypersensibilité, un urticaire de contact, des allergies à certains tatouages dits « temporaires » (ou « labiles »),
  • Réactions dermatologiques adverses secondaires : Après le stade inflammatoire induit par le piquetage des aiguilles et par l'introduction de corps étrangers dans le derme, la zone tatouée est considérée comme cicatrisée. Elle pourrait cependant dans certains cas rester une « zone de plus faible résistance » : apparition de lichen plan sur tatouage noir ; réaction chéloïdienne sur les parties rouges du tatouage ; un Lupus vulgaris ou éryhtémateux ; un psoriasis ; des séquelles dermatologique...

 

Publié dans santé, culture, société